C'est la dep' là ... Les vacances ont été tellement enrichissantes, géniales, qu'aucun autre adjectif ne pourrait les qualifier. Et mon retour est tellement plat, morne, gris, que mon moral est en baisse ... J'ai rencontré là-bas des personnes vraiment géniales, que je n'aurai peut-être jamais rencontrées avant, et je m'y suis tellement attachée en deux semaines, que rien que le fait d'être maintenant séparée d'elles me fout le cafard. Je vous aime, point barre.
Il n'y a pas que ça bien sûr. Y'a aussi le fait que je réfléchis trop, je pense trop, y'a un trop plein de souvenir qui afflue dans ma tête, un petit goût d'amertume sur le bout de la langue. Des remords, des regrets, de la nostalgie. Je me suis tellement trompée. Sur moi surtout. Je parle, je parle et je ne sais pas ce que je dis. Je prétends ne pas m'être attachée, alors que tout ce qui refait surface me prouve le contraire. Et j'écris ça comme une lâche sur mon blog, parce que je ne le garderai que pour moi, uniquement pour moi. Plus de traces. Ou seulement ma mémoire. J'attendrai que les fragments s'éparpillent et que le coup de blues disparaisse.
Et puis je pense à la vie aussi. La vie qui donne, mais qui enlève aussi. La vie qu'on a ôté à une fille qui n'aura jamais 17 ans. Une fille qui n'avait rien demandé, et qui d'un simple claquement de doigts, s'évanouit en silence. Peut-être que de là où tu es, Juliette, tu nous regardes ... En tout cas sache que nous on pense très fort à toi. Tout ce que tu n'auras jamais pu vivre, je le vivrai à fond pour toi, et sûrement pas que moi. Comme le dirait si bien Agnès, on va faire une overdose de bonheur, d'amour, de joie ... On sniffera des sourires et des baisers. On s'injectera de la folie dans les veines, jusqu'à ce qu'on crève tellement on aura été heureux. Tous ces moments, on te les destinera, à toi et à tous ceux qui n'ont jamais rien demandé à la vie, et qui le leur a mal rendu...
Je ne sais jamais trouver une fin convenable à mes articles, et c'est pas aujourd'hui non plus que j'arriverais à en faire une. Tout ce que je voulais dire pour conclure, c'est que sous la couche de bonheur, y'a toujours un sale goût de fer qui reste ...
La photo n'est pas de saison, et alors ?