Dans la vie y'a des périodes comme ça où on a l'impression que tout va mal, alors que tout pourrait très bien se passer. En ce moment c'est exactement ce que je ressens, c'est à dire un envie folle de m'exiler seule, de pas être jugée, de plus pouvoir penser. Juste rester seule, à regarder les oiseaux qui volent, le soleil se lever et se coucher, le vent, la terre. Pourtant je suis heureuse, hein ? Y'a des gens qui m'aiment, y'a lui qui m'aime, y'a ma Lou qui est toujours là pour moi, même quand je vais mal, ma soeur et tant d'autres. Mais voilà, dès que je commence un peu à penser à moi, à me sentir enfin bien, y'a toujours quelque chose qui va pas. Sois je suis trop égoïste, sois je suis supérieure, sois je suis trop loin, trop proche, trop hyprocrite ... Je suis trop TOUT. Et tout ce que j'ai envie de répondre, c'est "Merde, foutez-moi là paix, quand ça va pas j'suis toujours là pour vous écouter et vous aider, et quand moi je vais bien, vous vous arrangez pour que je le sois pas entièrement." Alors j'ai peut-être des défauts, mais est-ce que une fois dans ma vie, je peux m'accorder un peu de temps pour moi et vous laisser ne serait-ce qu'un mois ou deux avec vos problèmes et vos ennuis. Je me suis peut-être permis de juger trop vite certaines conditions : "Han ouais c'est vraiment un salaud", "Ca se fait pas", "A choisir entre une amie et un mec je choisis l'amie" etc. Et tout ce que je constate c'est que tant que je suis pas mise en conditions, je peux pas juger, je peux pas parler. C'est au moins un truc que j'ai enfin appris et qui va me servir. Tout ce que j'aurais envie de dire pour finir cet article, c'est que aujourd'hui, je pourrais être heureuse, avoir un amoureux que j'aime, des amis qui sont heureux entre eux, pour moi, pour toi, pour lui, pour nous, pour vous, pour eux ; bref, une vie dans laquelle je me prends pas la tête, mais sans vos reproches. Soyons anarchistes. Chacun pour soi donc.
Et ceux qui sont là pour moi.
Je vous aime.
2 semaines de répit ... sans vous pourtant.